Merhaba!
Alors que devenez-vous? Serais-je le seul à m'y tenir ou la mode est déjà finie?
Le père castor qui sommeille en vous commence à hiberner? Côté temps ici
l'hiver et le temps en général est une vrai névralgie coincé dans le détroit,
comme si tout les rayons de soleil, les nuages, les courants d'air,
empruntaient la même voie et attendaient là aux portes de l'orient. Puis tout à
coup, tout change, il pleut, il pleut beaucoup ou il fait doux et bon.
L'automne serait bien inutile ici, il n'y a que l'été et l'hiver, qui après
quelques combats, cèdent la place au prochain en titre.
Il y a un mois une pluie diluvienne est tombée sur nos têtes, la même que celle
qui avait frappée Istanbul le jour où elle s'ensevelit légèrement sous la mer.
Après une semaine, le soleil revint brusquement, de telle manière
qu'aujourd'hui je suis presque moins vêtu qu'en ce début de mois, où le froid
pointait. Cette température qui semble tout figer dans le souvenir, ramène au
souci du réveil et à sa conscience qui s'oublie. Les décisions ne sont plus à
prendre, parce qu'il y a seulement des événements qui se succèdent.
C'est exactement l'état d'esprit dans lequel j'étais lorsque nous sommes partis
à la mer noire. La découverte pure et simple sans but et sans discipline. Juste
suivre, et se laisser aller. D'ailleurs quand nous sommes arrivés à
destination, en pleine nuit deux heures après nous être décidés, nous n'avons
rien vu, sauf le ciel de campagne. Alex, mon colocataire et moi ainsi qu'une étudiante
Erasmus allemande nommé Ela par diminutif, conduis par Eyüp, sommes partis en
voiture d'Istanbul. Si cette phrase vous paraît normale c'est que vous n'êtes
jamais monté dans une voiture à Istanbul. Et puis, la voiture, c'est une sorte
de bulle contenant l'air urbain et qui disparait quand par surprise, on découvre
qu'un endroit est différent uniquement par son oxygène. En cela toutes les
villes se ressemblent. Après avoir longtemps hésité le lendemain, car muni
d'une demi-serviette collective, nous nous sommes quand même jetés à l'eau,
sous les promesses de maladies que nous faisait Ela, contre laquelle je me défendais
par l'image de russes qui nageaient bien, eux, dans des fleuves glacés. La mer
noire, si elle ne manquait pas de paquebots déprimants, porte mal son nom considérant
les nuances de bleus que les algues définissent comme pour rivaliser avec le
ciel.
Les connaissances continuent de se faire encore et encore, avec des turcs, et
d'autres erasmus, souvent de facultés différentes, par des amis d'amis...
Au début de novembre, certains voyaient leurs familles,
d'autres partaient, et nous allions souvent dans ce que nous appelons la
"pub street" côté asiatique et seul rue survivante à la nuit. Pour
résumer : la bière, il n'y en a qu'une, la "Effes", et tout les
alcools forts sont surtaxés et coutent le double, quand aux liqueurs, je n'en
parle pas (un martini c'est environ 8 euros!). Donc... effes, effes, effes. Si
on suit le cours normal d'une journée, une soirée n'en est pas vraiment coupée.
Du reste, il en ressort une vapeur d'alcool qui enflamme le hasard, un feu de
prétention qui pue la bière. La journée c'était ce seul cours vraiment bien de
la semaine, celui de photographie, ou pour l'occasion, nous sommes allés dans
une petite galerie coincée dans les rue piétonnes de Kadiköy, oubliée par tout
les esprits tournés vers la rive occidentale. Et pourtant! Il suffisait de
plonger dans un livre, prenons celui des unes du magazine LIFE : cette photo
pendant la guerre au Tibet, où un moine bouddhiste se brûle vif sans bouger
d'un trait, ou encore la photo de Timothy Leary, ce professeur jugé fou de
Harvard, qui expérimentait le lsd comme un moyen d'ouvrir sa conscience. Et
puis le regard se lève, je suis de nouveau au café. "A quoi pensais-je? Les
stages! Il faut en trouver un!"
La soirée, c'était une autre paire de manche. Alex rencontre une fille, cette
fille nous emmène à la rue de bars, son frère, une copie de Cauet, nous offre
des bières et nous causons beauf. Et puis trois filles déchirées se ramènent,
nous posent des questions, me parlent et me demande pourquoi je traîne avec
eux. Et puis Cauet veut me coatcher: vas y que je te file mes clefs
d'appartement si tu as besoin, vas y t'es français le travail est déjà fait,
blabla bla à la va que j'te pousse. Ces filles, il suffit de les regarder de
plus près pour voir que leur regard ne se pose sur rien, c'est ce ciel livide
qui plane au dessus de la mer noire. Que dire? L'une d'elle a finie par trouver
la solution : chanter les « Champs Elysées » de Joe Dassin pendant
deux heures, repris en coeur! Au secours! En guise d'au revoir? "Souviens-toi
que j'adore Paris"!
Mon colocataire Alex, a raison sur un point : il est bien d'avoir un groupe
d'amis erasmus, il est mieux de ne pas se renfermer avec eux. Novembre, c'est
le vadrouillage avec des gens qu'on découvre un peu plus tard, quand on a acquit
la confiance de dire "j'habite ici! Tout ça me paraît familier". La
quête du plaisir, celle de la culture en parallèle, c'est ce motif important
allant vers l'extérieur. La musique, ça résume bien cette finalité. La musique à
Istanbul, c'était d'abord ce documentaire de Fatih Akin "Crossing the
bridge, the sound of Istanbul", un panorama subjectif mais efficace, dont
Baba Zula, un groupe de musique psychédélique. Après avoir lancé l'idée à
d'autres, on a écouté leur concert dans une salle connue, le Babylon. La
plupart des gens ne font pas attention au musiciens, ils sont là et présente
leurs amis, discutent, se montre. Mais ça, ce concert, c'était du jamais vu
pour moi auparavant. La musique emporte, lente mais sure d'elle, comme pour se
calibrer sur la respiration, puis le jeu des lumières déstabilise les yeux, une
fille est là, avec son ordinateur, projetant au mur des dessins qu'elle fait,
ne laissant deviner qu'au dernier moment ce qu'elle veut faire apparaître. Des
danseuses apparaissent, de style oriental jouant sur le jaune teinté de lumière
rose. La mélodie ne s'arête pas, elle se transforme, se décline en mille notes différentes,
soudain une fumée apparait et la danse reprend. Puis tout ralentit, les femmes
qui bougeaient subtilement, récitent des "bonjours" dans toutes les
langues tour à tour. Quand le concert finit, j'eu une impression d'irréel,
comme si ce charme envoutant, était la sublimation de l'orient, image de
touriste, bien sur, ce n'est qu'un aspect.
Les autres facettes sont sous nos yeux sans qu'on les voit, ils sont à une rue
d'écart des grands monuments. En me perdant dans le quartier de Fatih, ou dans
un itinéraire improvisé autour de Sainte Sophie, on marche dans la boue
crasseuse et immobile, qui ruissèle entre les morceaux de goudrons éclatés,
encadré de maisons en bois rénové qui contraste avec les ruines vermoulues des
habitations voisines. Il y a aussi les "gecekondu", littéralement
"construit en une nuit", qui sont au cœur et en périphérie d'Istanbul.
Une après midi nous nous étions même fixé avec un ami d'aller voir ce
"côté sombre de plus près" où il semble faire lourd et nuageux quand
il fait soleil dans les rues marchandes. Pour repérer ces quartiers et
suffisait de suivre les rues ou le plus de linge était suspendu entre deux
immeubles, pour finalement retomber sur un marché coloré et abrité de ce jour
qui gardait sa haute distance ombrageuse.
La fin de novembre fut marquée par le Kurban Nayrami, la fête du sacrifice ou fête du mouton qui reste souvent incomprise à l’ouest. Pour la petite histoire, elle commémore le sacrifice d’Abraham, qui allait offrir son fils à dieu, jusqu'à ce que super mouton descende du ciel et le remplace. Bien que l’on tue le mouton, on en garde une part que l’on offre à son voisin et une autre pour les plus démunis (Conception un peu différente de notre dinde de noël fourrée au marron que l’on mange à n’en plus pouvoir).
Pour finir, j’ai fait un voyage en Bulgarie pendant 5 jours, mais là ça tirera un trop long mail, sachez surtout que ce pays est une assez bonne surprise. Les 5 jours que j’y ai passé ne se ressemblent pas, ne suffisent pas pour comprendre une société mais on peut apercevoir de loin en loin la trace d’un cours d’histoire, et les enjeux de ce pays comme fragmentés par le temps dans une évolution à rebours (et la mode des années 90 survie! La musique et les coiffures de mèches blondes nous replonge 10 ans en arrière). Bon road trip.
Pour finir, voilà ce par quoi je voulais commencer :
Nietzsche disait qu’on voit toujours la vérité à travers son prisme de valeur. Il peut s’agir d’une émotion qui traverse une période, comme une quête inconsciente, quelque chose qui vous poursuit puis qui repart lentement sans vous passer au travers. Tout ce qu’il y a là, autour de nous, n’as pas de sens, mais il y a toujours cette tentation de dire : « c’est un tout » et comme un tout, lier différentes parties pour laisser apparaître une direction. Il y a les choses qui déterminent l’impression, vague, mais toujours certaine, comme un fond sonore, comme lorsqu’on se prive d’un sens pour mieux apprécier les autres. Il y a les rêves, les films de Godards, il y a encore la musique de Baba Zula, et puis il y a le Docteur Jivago.
A bientôt !
Guillaume

Lettre à un ami
Merhaba!
Voilà je me sent de t'envoyer mon mail, alors je vais l'écrire. J'espère déjà
que tout vas bien pour toi, je te suppose toujours très occupé. Je viens de me
dire que peut être il serait trop tard pour toi pour être étudiant Erasmus, je
n'en sais vraiment rien, parce qu'en tant qu'étudiant à l'étranger tu ne
réalise rien, tu découvre et profite de beaucoup de choses, tu est coupé
d'autres et dans ce isolement tu trouve l'espace de te mouvoir que souvent tu
ne trouvais pas avant. Ce n'est qu'une affaire de point de vue après tout. Je
ne pensais pas apprendre quelque chose sur moi même mais dans certaines choses
je me découvre. Je vogue, entre certains univers que j'ai laissé en suspend et
d'autre suspendu comme cette note dans la mélodie qui ne la suivra jamais.
J'écris là, assis un soir sur le divan déplié où je pose mes pieds, un samedi
soir après une étrange soirée distordu en souvenirs et une journée en visite à Istanbul.
Je vais t'expliquer plus loin mais pour l'instant je te parle assis, là et tu
me répondras quand déjà nous deux serons dans quelconque autre mouvement. Je mets
souvent un peu de musique pour écrire, il est pratique comme ça de trouver ces
mots d'approfondir le ton, mais rarement de les améliorer. Nous qui avons de la
musique en abondance à tout moment désiré, j'aimerais bien savoir quel impact
ça pourra avoir dans 40 ans. J'ai l'impression de t'écrire en cours de récit,
mais bon il y a de discontinuité dans peu de choses.
Mon précédent mail groupé s'arrêtait un peu plus loin que là où je veux
commencer maintenant, précisément avant l'escale à nulle part.
A Istanbul, il y a deux gares, pour les deux rives, Hasampaça coté asiatique,
une gare au bord du Bosphore où on imagine bien les trains se jeter dans la
mer, et la gare du côté européen, qui paraît figée dans les années où l'orient
express bâtait son plein, ces années que glorifia Agatha Christie. Dans la
semaine qui précéda mon départ à Bandirma, il y a avait une fête organisée pour
les étudiants étrangers, et c'était précisément dans l'enceinte même de la
gare. Comme j'étais toujours un peu malade, je m'y suis joint, mais à condition
de ne pas boire une goutte d'alcool. Et c'est précisément le genre de grandes
fêtes où il est ennuyant de ne pas en avoir. Bref, les étudiants avec qui
j'étais étaient déjà bourré en arrivant, la gare était bondée mais l'endroit
était tellement insolite que j'y suis allé presque pour ça seulement. Le son
était terriblement fort, si fort qu'on préférait danser dans la salle à côté et
qu'on ne pouvait à peine parler sur les quais. Tout tourne en rond, passer,
repasser, croiser des gens à qui tu fais des signes, c'est étonnant de
constater que quand le même son est présent partout, tout te paraît muet. Je ne
suis pas resté bien longtemps, je voyais des amis dansant et rigolant à foison,
mais je n’arrivais pas à me résoudre de les imiter, alors qu'on se comporte
toujours en imitant et amalgamant des gens qu'on croise, des personnes qu'on
connait. Las, je suis reparti volontairement seul pour rentrer chez moi. J
e
repensais à Atatürk, qui quand il était étudiant regardait Istanbul comme ces
deux villes dont le sud meurt le soir et le nord s'anime de la nuit; je passais
à travers la ville déserte du quartier de Sultanameht (au sud), il n'y avait
plus de bus, de bateau, de gens, et il était 1H30 du matin. Vastes vues de rues
désertes la nuit, dont celles de Limoges que nous arpentions jusqu'au
crépuscule de la lune. Il m'a fallut remonter à travers les ruelles étroites et
pentues du quartier de Karaköy, pour aller à la place de Taksim, en pénétrant
degré par degré dans l'éveil et les lumières pleines d'ombres s'éparpillant sur
le pavé comme un éventail plat et mouvant. La différence reste radicale entre
Taksim et Sultanameht. Atatürk l'expliquait parce que le sud est un quartier
plus musulman.
Si je commence par là c'est parce que précisément, la logique commence ici. Je
ne t'ai jamais parlé de ce qui se passe la nuit. D'ailleurs je vais bientôt
aller à Babylon, pour voir Baba Zula (que tu peux voir dans le documentaire de Fatih
Akin), un autre groupe appelé les Black Lips est intéressant aussi. Le
lendemain du jour où je suis parti, mes parents sont arrivés ainsi que ma sœur.
Je leur ai fait découvrir la ville malgré les fréquentes averses, j'ai moi même
vu des choses que je ne m’étais jamais payé comme le show des derviches
tourneurs, ou le suprême délice de choisir dans un vitrine toute les pâtisseries
et autres baklavas dont on a envie. Comme un appel venu de l'instinct, on s'est
malgré tout souvent retrouvé au quartier touristique de Sultanameht. Ils sont
repartis le mardi suivant, et j'ai pu voir pour la première fois le levé du
soleil depuis le métro qui courait droit à travers les courbes de la ville.
Cette manière d'être mélancolique ne reflète pas vraiment mon sentiment du
moment, j’étais en fait sans souci de ce qui m'arrivait. Une semaine, sous la
pluie, en pull et puis l'autre sous le soleil en manches courtes, l'impression
du temps devint un vague souvenir de vacances. Le weekend suivant, on est parti
passer un court weekend au bord de la mer noire avec Alex, en suivant sur un
coup de tête deux autres étudiants qui nous le proposaient. On est parti le
samedi soir, n'ayant rien de précis à attendre. Le soir même, nous sommes arrivés
vers 23h dans une ville sur une colline,
d'où on apercevait le lendemain une petite parcelle de la mer noire. Un genre
de moment carte-postale qui est déjà estampillé "beau paysage détaché du
quotidien" en mémoire. On est allé le lendemain tout les quatre sur la plage
de cette mer, la fouler de son long et revenir, vide en cette saison, la mer
noire n'était pas si froide. Donc même avec une pauvre demi-serviette, on a
piqué une tête! Et je me souviendrais toujours de cette femme musulmane passant
en famille sur la plage pendant que j'essayais de me sécher et qui se couvrait
un peu plus à la vue de ma semi-nudité (je cherchais alors avec ma main le
chemin qui mène au bout de la manche de mon pull).
Sinon tout commence à être vraiment bien, les relations avec les erasmus sont moins
superficielles et on commence vraiment à être amis, je découvre toujours de
nouvelles personnes et je ne sais pas pourquoi mais je rencontre beaucoup de
filles aussi.
-Intermède menant à la fin : Aziyadé, fantôme d'Orient-
Nietszche disait qu'on voit toujours la vérité à travers notre prisme de
valeurs. Voilà le prisme d'où je perçois le présent et la fin de ces derniers
jours. L'essentiel se passe un soir, alors que moi et Alex décidons d'aller
manger dans un petit self service du coin, car comme d'habitude on avait la flemme
de cuisiner et une odeur infectieuse dans le frigo qui empêchait qu'on y mette
quoi que ce soit. Celle qui est à la caisse, une étudiante, m'avait vue avec ma
famille manger ici, peu de jours avant. Elle sait que je suis étudiant
étranger, et me demande si je peux l'aider pour travailler son anglais, elle me
demande mon prénom, me le redemande (je dois toujours le dire deux fois, il
apparait trop compliqué), me dit où elle habite, je lui laisse mon numéro de
téléphone, avec mon prénom écrit, elle le répète, me dit merci et à bientôt.
c'est vraiment plaisant, ce genre de surprise, et parfait justement quand tu
n'attend rien. Ok mais c'est ma semaine d'examens et je suis très occupé. On
reporte, une nouvelle fois, puis on n'ose plus, et la distance si brève finit
par se sentir creuser. Je dois toujours faire des portraits photos et il faut
que je trouve une fille qui accepte. Sezin, une fille proche des erasmus dans
l'université veut bien, elle m'avait déjà convié au concert de Digitalism, on
se rejoint, je l'aide à parler français pour son examen, elle parle, et moi je
la photographie, et exprime quelque chose que je peux capter dans l'instantané,
pourtant moi je ne suis pas sur le moment, il m'est même difficile de lui
demander la pose que je voudrais, je suis bloqué par l'intimité. Je parais
surement désorganisé, elle me propose des poses mais les mieux restent celles
prisent à l'improviste. Le soir même, vendredi dernier, hier pour l'instant,
nous allons avec quelques élèves découvrir une café-galerie photographique où
tu peux avoir l'agréable plaisir de boire un thé en regardant ces photos qui
ont intégrées l'Histoire, et qui fascinent, particulièrement parce que moi
comme toi, nous somme en marge de l'Histoire et malgré tout l'enfant bercé de
ce passé. Une petite visite commence, puis je redescends voir ces livres de
photos et commence à parler avec une jeune journaliste en boulot d'été ici, on
parle bien et elle me propose de m'aider pour mes stages grâce à un contact au
magazine "Time out Istanbul", on échange nos coordonnées. Je la
remercie, et je ne peux m'empêcher de regarder ses yeux et ses cheveux cachés
qui font paradoxalement ressortir son indépendance (je ne pense pas que c'était
un voile, sans être sur). Une de ces amies arrive et elles m'adressent toute
deux des drôles de regards, que j’aurais pensé suggestifs si je n’avais pas à y
soustraire mon envie d'y voir un regard suggestif, j'en reste séduit.