
1 peugeot 307
2 tentes deux secondes
des duvets
de quoi abreuver vos gosiers et remplir vos estomacs
1 brosse à dent
1 rouleau de papier toilette
1 camping gaz
1 couteau (français de préférence : Opinel,...)
1 carte
1 boussole
1 maillot de bain (à ne surtout pas oublier...)
1 équipage hors du commun (Marine, Laura, Gabriel, Lorris, Ulas)
J' espère ne rien oublier et je vous souhaites un bon voyage.

Dimanche 19 juillet. Enfin l'envie d'écrire me prend. Cela fait trois jours que nous roulons en direction d'Istanbul. Après un très bon départ, nous avons la sensation de pouvoir atteindre l'ancienne Constantinople en moins de temps que prévu. Malheureusement les performances de vitesses réalisé en Allemagne, en Autriche et en Hongrie ne furent pas au rendez vous en Roumanie. Ha la Roumanie ! Un pays où carte ni GPS ne peuvent vous sortir. Il faut revenir à de bonnes vielles méthodes si vous souhaitez traverser la Roumaine : autrement dit, la boussole ! Et encore que ça n'a pas suffit à quitter ce « PAYS DE MERDE » comme dirait les autres (excédés par la fatigue).
Lorris est au volant de sa vielle peugeot 306 break assortie à la route, lorsqu'un petit caillou vient heurté sa vitre. BOOM. Le silence se fait dans la voiture. La vitre latéral gauche vient d'éclater en milles morceaux. Il n'y a pas le choix, il faut s'arrêter pour réparer. Le destin nous conduit alors dans le petit village de Caransebes. Nous y faisons la rencontre de gens adorable qui malgré leur soucis personnels, nous ont consacrés quatre heures afin de changé la vitre.

Après l'avoir partiellement réparé nous repartons plus optimiste que jamais, avec la volonté de troquer ces chemins caillouteux contre des routes en bitume. C'est ce matin que grâce à une coopération entre Gabriel, jeune conducteur qui a vu trois de ces points sauter et Laura copilote confirmé que nous traversons la frontière pour passer en Bulgarie. Enfin !

Cette nuit, je l'ai passé dehors, à la belle étoile. Ce fut, pour moi, la nuit la plus reposante. Je suis calme, silencieux. Le jour se lève et les événement s'enchainent : pipi, café, BN (en souvenir de Nantes), brossage, lavage; et c'est partit !
Bulgarie. Une petite escale s'impose dans ce paysage de verdure et de montagne qui sent bon la méditerranée. Ici une organisation machiste et injuste de la vie en communauté à repris ces droits : les Femmes restent à surveiller le gite tandis que nous, Hommes, partons à la conquête... d'une colline. Au sommet, nous attend une vue imprenable sur une étendu interminable verte. Et également un vent d'une force extrême (je vol ! ou presque ! ). Mais nous n'y sommes pas encore, pour le moment, je ne voit pas la fin de cette montée. Des petites marches, des petites marches, encore des petites marches. Y a quoi d'quoi devenir dingue !
La frontière est par définition la ligne qui sépare deux pays. Et bien la frontière que l'on vient d'atteindre ressemble plutôt à un point , un gros point. Probablement du fait que c'est le seul endroit par lequel il est possible de passer de l'union Européenne à la Turquie. Et oui, nous y sommes. Mes sentiment se confondent je suis à la fois soulagé d'y être arriver mais aussi très stressé car nous avions été mis en garde par des amis à mes parents : « Pas de passeport, pas de Turquie ! ». Info. ou intox. ? Nous allions le savoir.
La police stop la voiture. Nous retenons tous notre souffles. Une goutte de sueur coule sur mon front. J'abaisse ma vitre. Le policier s'approche. Il me regarde. Il nous regarde.« Pasaport » qu'il me demande. Je tends les papiers d'identité. Ces yeux font des allers retour entre nos photos et nos visages. Son regard est crispé. Méchant. Et là il sourit en nous ajoutant : « Vous pouvez avancer ». Ouf !
Mais n'allez pas croire que c'est fini 300 mètres plus loin nous sommes stoppés devant un guichet par une barrière. Vous savez, comme on trouve en France dans les péages d'autoroutes. C'est de nouveau un contrôle d'identité, qui se déroule comme le premier. Re-Ouf ! La barrière se lève
Marine, Laura, Gabriel, Lorris et Ulas sont donc, enfin et officiellement en Turquie.
Mais ils restent planter à la frontière ! Pourquoi ?
Parce que Peugeot 306 s'est fait recaler. Et pourquoi Peugeot 306 s'est fait recalé ? Parce qu'elle est assurée au nom des parents de Lorris . Il nous manque donc un tampon sans lequel nous sommes coincés.
J'insiste auprès de l'agent en lui expliquant que ses parents lui ont prêté la voiture pour les vacances mais l'idiot sans-tête (haha ! Blague !) à me répéter qu'il l'a peut être volé et que sans autorisation signée de son père ou bien de sa mère nous resterons là !
Alors que j'envisage la solution de la corruption (autrement dit du « Bakchich »), l'agent se retire en m'expliquant que son collègue va venir le remplacer dans cinq minutes.
Heureusement pour nous, la communication, c'est pas le fort des Turques ! Le remplaçant entre dans le bureau, s'assoit prend le passeport de Lorris, y met un tampon !
Déboussolé, je l'interroge : _ C'est bon ,on peut y aller ?
_ Oui
_ Vous êtes sûr ?

La plage.
Le sable fin.
Le soleil se lève.
Les aventuriers se réveillent.




Cette journée longue et chargée on la terminée dans un bar, à la périphérie d'Istanbul. Devant celui-ci c'est toutes une famille qui discute. Nous nous approchons, ils nous demande gentiment : « Vous cherchez quelque chose ? ». Un narguilé, un bon café, une bonne ambiance. Ça fait du bien, on se sent chez nous. En cette soirée de juillet, c'est un jolie mélange que nous formons : il y a des vieux, des jeunes, des Français, des Turques, un Kurde (mais ça je ne leur ai pas dit, j'ai pas voulu plomber l'ambiance). Je finit mon café et curieux, demande si quelqu'un sait lire dans le marc. Les regards se portent alors vers une jeune fille plutôt mignonne qui dans un premier temps ne veux pas mais qui finit par accepter... « Alors, tu va avoir quatre grande route, quatre grand projet dans ta vie. Tu les parcourra sans problème sauf pour le dernier ou tu aura quelque difficulté mais rien de grave. …............Sinon je vois que tu est tourmenté ces temps-ci !........... Ah, une personne est amoureuse de toi mais ne te le dit pas...…................................et bla bla bla….............et bla bla bla. »Et la fin du monde est le 21 décembre 2012 !
Minuit sonne, on voudrait rester mais la route est encore longue. Nous faisons nos adieux.
Cette fois ci on se dirige vers Maras, ville de l'est de la Turquie ou vivent mes grands parents. C'est tout plein d'enthousiasme que l'on roule alors vers ce lieu dans lequel nous attends un délicieux repas, une bonne douche et bon gros dodo ( je rappel que c'est ce qu'il nous a manqué durant les cinq jours de voiture).
Finalement hier soir on a rouler que deux heures. C'est peut être mieux comme ça!
Le corps qui fonctionne au café, l'esprit qui fonctionne au café... A un moment on finit par craquer !
Gabriel à bien fait de s'arrêter.
Nous sommes à 12 heures de routes de Maras et ce matin, on démarre en se disant que le supplice de la voiture est bientôt terminé. On avait raison c'était bientôt la fin.
On roule, on roule, on roule. Gabriel conduit, je suis à côté. « Gaby regarde c'est par là en fait ! »
PPPPPPPRHHHHHHHHH.... Là j'ai pas compris. Nous nous engagions dans un carrefour. J'annonce à Gabriel qu'il faut tourner à gauche lorsque... Il est 14h06 lorsque... Nous sommes sur la national qui sépare Ankara de Adana lorsque... sortit de nul part, un gros camion rouge nous rentre dedans... J'ai toujours pas compris. Enfin bref rassurez-vous, il n'y a rien eu de grave. Marine intériorise. Laura pleure. Lorris relativise. Gabriel est mort !
(C'est une manière de dire qu'il va avoir de sacrées problèmes avec la police, avec le chauffeur du camion et avec sa mère. Mais il est toujours vivant ne vous en faites pas.)

C'est ainsi que se termine notre périple automobile. Mais la route vers Hasankeyf est encore longue...
13. 1 duduk
14. des rencontres
15. des problèmes
16. encore du café
17. des baignades dans les rivières et dans les mers
18. 1 accident
19. 1 bonne assurance
20. et surtout un avion pour pouvoir rentrer.
La suite de notre voyage, c'est ici !